climat : à un mois de la COP26, la pression s’accroît sur les Etats

Un nouvel élan, mais encore beaucoup de travail. Voilà ce qui est ressorti des trois jours de préparation à la cruciale conférence mondiale sur le climat qui se tiendra à Glasgow (Ecosse) en novembre. Les ministres et représentants d’une cinquantaine de pays – Etats-Unis, Chine, Inde, France, Japon mais aussi des pays en développement ou des îles – ont participé à Milan, en Italie, du jeudi 30 septembre au samedi 2 octobre, à la « pré-COP26 », un tour de chauffe censé mettre à plat les sujets sensibles qui seront au cœur de la COP26 dans un mois.

« Tout le monde a compris que Glasgow marquera une étape critique pour établir l’ambition de cette décennie décisive », a commenté Alok Sharma, le président britannique de la COP26, lors de la conférence de presse finale samedi. Se félicitant de discussions « très constructives », avec un « vrai sens de l’urgence », il a noté un « consensus sur le fait que nous devons faire davantage pour qu’il soit possible de limiter le réchauffement à 1,5 °C ».

« Ces trois journées ont montré un bon état d’esprit, avec moins de récriminations qu’auparavant, constate également un négociateur d’un pays occidental. Mais il faut être honnête, même si l’on garde l’espoir que de nouveaux engagements seront bientôt pris, il sera très difficile d’obtenir, d’ici à la COP26, des plans climat qui nous mettent sur une trajectoire de 1,5 °C. »

Selon la dernière évaluation des Nations unies (ONU), les engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pris de manière volontaire par les Etats, mènent la planète vers un réchauffement « catastrophique » de 2,7 °C d’ici à la fin du siècle, loin de l’objectif de l’accord de Paris de le limiter bien en deçà de 2 °C, et si possible à 1,5 °C.

Lire aussi  Le monde sur le chemin « catastrophique » de 2,7 °C de réchauffement climatique

Ce traité international scellé en 2015 prévoit que les Etats soumettent de nouveaux plans – des « contributions déterminées au niveau national » (NDC en anglais) – plus ambitieux tous les cinq ans jusqu’à atteindre la neutralité carbone au maximum en 2050. La première échéance de cette relève de l’ambition doit avoir lieu à la COP26, du 31 octobre au 12 novembre, une conférence repoussée d’un an en raison de la pandémie de Covid-19. Or, au 31 juillet, une date butoir fixée par l’ONU, seulement 113 parties avaient soumis de nouvelles NDC sur les 191 à avoir ratifié l’accord de Paris. Il restait donc 78 pays, pesant pour la moitié des émissions mondiales (essentiellement la Chine, l’Inde, la Turquie et l’Arabie saoudite), qui n’avaient pas livré de nouveaux engagements.

source le Monde

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