Robert Badinter et la peine de mort

Le combat de Robert Badinter pour l’abolition de la peine de mort commence véritablement après l’exécution de Roger Bontems, le 28 novembre 1972. Bontems avait été le complice de Claude Buffet dans la prise d’otage d’un surveillant et d’une infirmière à la centrale de Clairvaux. Durant l’assaut, Buffet égorgea le surveillant et l’infirmière. Il avait été établi durant le procès que l’auteur des deux meurtres était Buffet.

Mais les jurés décidèrent de condamner l’un et l’autre à la peine de mort. Cette condamnation – le fait qu’une personne qui n’avait pas tué puisse être tuée par la justice – révolta Robert Badinter puisque même l’antique loi du talion ne pouvait s’appliquer dans ce cas.

Déjà partisan de l’abolition (par exemple dans les années 1960 lors de sa participation à l’émission de Pierre Desgraupes et Pierre Dumayet, Lectures pour tous, où il réprouve avec véhémence la peine capitale), c’est à partir de cette exécution qu’il devint un partisan déterminé de l’abolition de la peine de mort.

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