« Regardez, regardez où on dort ! » : en Haïti, le désespoir de ceux qui ont tout perdu dans le séisme

témoignage

« Rien. On n’a plus rien du tout. Rien. » Le mot revient sur toutes les bouches. Le terrible séisme de magnitude 7,2 qui a ravagé les départements du Sud, de Nippes et de Grand’Anse, dans l’ouest d’Haïti, le 14 août, a réduit les petites maisons de pierre, de bois et de terre à l’état de gravats dans cette zone rurale de Nan Kadé, sur la commune de Pestel, à 300 kilomètres – et plus de six heures de route – à l’ouest de Port-au-Prince. Les maigres cultures de manioc ou d’igname ont été broyées par les glissements de terrain qui ont tué des paysans dans leurs jardins.

« Regardez, regardez où on dort ! » Evelia Michelle, 35 ans, ne décolère pas. Elle passe d’abri en abri, soulevant des morceaux de tissu troués, tenant à montrer comment survit ce camp de fortune qui regroupe 300 familles des environs : quatre pieux plantés en rectangle forment un espace de 2 m2 au maximum, recouvert d’un drap, d’une couverture ou d’une vieille bâche à peine étanche pour les plus chanceux. A l’intérieur, hommes, femmes et enfants dorment par terre, sur des feuilles de bananier séchées censées les isoler de l’humidité. Des couchettes brinquebalantes ont été montées pour les plus vulnérables, les personnes âgées, les femmes enceintes.

source Le Monde

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