Un jour, leur enfant a annoncé sa transidentité. Pour les familles, il a fallu tout changer

Quand la transidentité se dévoile dans la famille, une tempête d’inconnues l’accompagne, et pour certains un désert de mots. Mais, tous l’expliquent, avoir un enfant transgenre ne se « négocie » pas.

« J’avais 25 ans quand j’ai accouché de mon premier enfant, une petite fille. A 16 ans, mon aîné est venu me voir et m’a dit : “Il faut qu’on parle, je voudrais te dire que je suis un garçon, et qu’à partir d’aujourd’hui, il faut m’appeler Louis.” Je suis restée abasourdie. Je lui ai demandé pourquoi. Il a dit “je suis un garçon dans un corps de fille”. J’ai répondu “je t’aime comme tu es”, et je me suis mise à pleurer. »

L’histoire d’Elodie avec la transidentité a commencé comme ça, un soir de novembre. « Après, on n’est pas allé plus loin dans la discussion. Depuis un certain temps, il n’allait pas bien du tout. Je l’ai senti libéré. On n’en a pas reparlé pendant trois mois. » Quand la transidentité se dévoile dans la famille, une tempête d’inconnues l’accompagne, et pour certains un désert de mots. On cherche le moyen d’aider, de ne pas braquer la personne en face, de comprendre, d’interroger sans offusquer, de s’intéresser sans brusquer. De trouver parfois, tout simplement, quelque chose à répondre.

source Le Monde

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