TRIBUNE. En Hongrie, on achève bien les médias

L’une des dernières antennes indépendantes du pays, Klubrádió, a été forcée de cesser d’émettre en février. Son directeur, András Arató, raconte le harcèlement qu’il a subi, avec d’autres, depuis 2010, de la part de Viktor Orbán et de ses alliés.

Je dirige une station de radio à Budapest appelée Klubrádió. Nous émettons depuis vingt ans pour quelques centaines de milliers d’auditeurs, avec pour mission de demander des comptes aux responsables politiques, et nous vivons de nos recettes publicitaires.

Nous avons réussi à faire vivre notre station, connue de très peu de personnes en dehors de notre pays, jusqu’à ce que Viktor Orbán instaure sa « démocratie illibérale » et que nous devenions la cible de son régime. Le jour de la dernière Saint-Valentin, après des années de poursuites et de procès, nous avons perdu notre licence et notre fréquence. Les tribunaux, qui depuis une dizaine d’années sont progressivement passés sous la coupe de Viktor Orbán, nous ont été défavorables. Nous continuons toutefois à émettre sur Internet, symbole puissant de la résistance aux attaques que subissent en permanence les médias dans un pays de l’Union européenne (UE).

source Le Nouvel Obs

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