Alliance LREM-LR en Paca : le vaudeville des félons

Avons-nous la droite la plus bête du monde ? Elle avait une occasion inespérée de prouver à la France entière que le macronisme n’était qu’une bulle de savon, que le parti censé lui donner une assise populaire n’est qu’un vaisseau fantôme, une armée en chaussettes, incapable de se présenter dans une région aussi capitale que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et qu’a-t-elle fait ? Devant cette dissolution inouïe du parti du président dans l’organisation fondée par Nicolas Sarkozy, un Canossa grand format, moment quasi historique pour LR, les barons du parti ont joué les pleureuses, crié à la trahison, hurlé au loup, et mis Renaud Muselier au banc d’infamie.« Irresponsable », « coup de poignard » : le soutien de LREM à Renaud Muselier pour les régionales en Paca ébranle Les Républicains

Museler Muselier, quelle erreur ! Pourquoi une telle paranoïa ? Signe de fébrilité ? Révélation d’une incapacité à déjouer les pièges millimétrés d’un président qui anticipe le désastre électoral de sa formation politique ? En pratiquant la stratégie du camp retranché, Les Républicains poursuivent avec application leur lente descente aux enfers. Alors qu’ils avaient une occasion unique de gonfler les muscles, de dire aux Français que la combinazione opérée au pays des santons était une victoire, de clamer que les Bourgeois de Calais, dans cette affaire, n’étaient pas ceux qu’on croyait, mais bien les amis du chef de l’Etat, ils ont fait tout le contraire. Ce coup de Trafalgar politique, entre Canebière et promenade des Anglais, révélait pourtant l’infinie faiblesse de LREM. La communication est un art que ceux qu’on appelle encore les gaullistes semblent avoir perdu.

Le pari risqué du « baiser qui tue »

Que nous dit ce vaudeville politique en Paca ? Que LREM est prêt à toutes les compromissions, à droite comme à gauche, pour ne pas totalement disparaître de l’échiquier politique, que ce que tous les observateurs politiques prédisent depuis le début du quinquennat est en passe de se réaliser, c’est-à-dire la lente dissolution de ce qui n’était qu’une organisation de campagne électorale, condamnée à s’effacer, un jour ou l’autre, pour renaître de ses cendres, sous une autre forme, selon le bon vouloir de son géniteur, Emmanuel Macron.

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